Immobilier : les marges de négociation baissent

Immobilier : les marges de négociation baissent

13 mai 2019 Non classé 0

En fin d’année 2018, les marges de négociation ont connu une baisse importante. En ce début d’année 2019, elles diminuent encore pour atteindre une moyenne de 4,3 % du prix de vente affiché par le propriétaire. Quelle en est la raison ? Quelles sont les zones les plus intéressantes pour un achat immobilier ?

 

L’impact d’une demande fragilisé dans le secteur de l’immobilier

Les capacités financières des acheteurs ont diminué ces dernières années, ce qui a causé une réduction de la demande également. Cette situation oblige les propriétaires à revoir à la baisse leurs prétentions sur les maisons ou appartements.

Selon l’étude effectuée par le baromètre LPI-SeLoger, les vendeurs ont l’habitude de proposer des prix élevés pour leur bien. S’ils ont souvent été gourmands, la conjoncture les conduit à baisser les prix. Pour ne pas risquer la réussite de leur transaction, les propriétaires consentent à reculer de -2 % environ pour les biens anciens. La progression des prix est moins flagrante pour les biens neufs. Elle était de +0,4 % en septembre 2018, contre + 1,7 % à la même période en 2017.

Malgré les réductions conséquentes des tarifs, les acheteurs ne sont pas toujours présents. Ceux qui veulent acquérir n’hésitent pas à négocier. Et cette saison encore, les marges de négociations fondent comme la neige au soleil et sont aujourd’hui au plus bas.

 

Une diminution des marges diffère selon les régions

En septembre dernier, la moyenne de négociation était de 4,6 % pour les maisons et de 3,6 % pour les appartements. Pour ce premier trimestre, ces marges tombent à 3,7 % pour les appartements et à 4,9 % pour les maisons.

Avec le recul des aides publiques pour l’achat d’un bien immobilier, ces rabais s’avèrent être une opportunité pour certaines régions. Dans le cas du Poitou-Charentes, la marge de négociation peut atteindre 9,1 % sur le prix d’une maison et 5,2 % sur celui d’un appartement. Plus haut, dans la région Champagne-Ardenne, les réductions sur le prix d’achat peuvent être de 8,3 % et 6,9 %. Selon le baromètre LPI-Se Loger, les rabais sont en moyenne de 6,5 % pour tous les biens en Bretagne et respectivement de 7,4 % et 3,7 % pour les biens immobiliers de la région Pays de la Loire.

Pour les professionnels de l’immobilier, cette révision des prix permet de freiner le déclin du marché dans ces zones fragiles.

 

Une marge moins marquée pour les biens en Alsace

En Île de France, les acquéreurs peuvent espérer une négociation à hauteur de 4,6 % pour une maison et 2,9 % pour un appartement. Face à la demande encore importante dans la capitale, les vendeurs dans cette région peuvent imposer une marge plus modérée.

Mais c’est en Alsace que les prix ont le moins chuté avec une marge de négociation de 1,4 % pour les maisons. En ce qui concerne les appartements, c’est au Midi-Pyrénées que la marge est à 1,2 % seulement. À cause d’une activité immobilière persévérante, les propriétaires peuvent limiter les ristournes sur le prix d’un appartement à Strasbourg ou Mulhouse à 2,8 % du prix affiché.

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